EDVARD CRIE

 

Quand le jour se languit

Quand les forces comme les idées se dissolvent

Sous un ciel de grésil

De ses yeux troubles, il fouille le firmament

La déroute le gagnant

Et la nausée poignant

Ne sachant pas pourquoi, non, ne sachant pas

 

Edvard crie… Edvard crie

Comme une sève qui monte et dégorge à l’horizon

Nos révoltes, c’est le cri

Qui agite nos ombres au creux d’un tourbillon

De stupeur, c’est le cri

Qui étonne et détonne comme l’incompréhension

Edvard crie… Edvard crie

Dans une pègre insensée qui fait l’indignation

 

Dans les dédales de l’esprit

Çà et là butant

Contre son inconscient

Un appel de dépit

Sonnant

avec langueur au vent

La déroute le gagnant

Et la nausée poignant

Ne sachant pas pourquoi, non, ne sachant pas

 

 

Edvard crie, Edvard crie

Ce corps blanc ne sait plus le pourquoi, les raisons,

Il subit, mais il crie

Dans le vaste du ciel des tonnerres de questions

Nous transit, nous étrille

Et égorge la nuit d’un éclair furibond

De son cri, et ce cri,

Se retrouve dans la moindre de nos respirations

 

Effondrement subit

Jusqu’à l’apoplexie

Qui fait saigner ce cri

Dans un délire aveugle

et sans répit

et sans répit

 

 

Edvard crie… Edvard crie

Que plus rien n’a de sens, que plus rien n’a de fond

Edvard crie… Edvard crie

Telle une bête rompue qui se redresse d’un bond

C’est le cri, c’est le cri

Qui jaillit de nos affres, d’une futaie de chardons

Edvard crie… Edvard crie

Puisque tout est absent et que règne en tyran le brouillard…

Comme un mal que plus rien ne console et raisonne…

Comme un mal que plus rien ne console et raisonne...

 

 

Lyrics : Valérie Cooreman

 

 

 

 

AWESOME WORLD 

 

 

Entends-tu le roulement, les fracas du tonnerre ?

Entre tranchées batailleuses et contraires.

Où guerre couve et s’épand sur les rives de l’enfer… 

En ce No man’s land où plus rien ne s’espère... 

 

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

 

 

Ô Monde immonde, humain, hominien, ignominieux...

Passé sous le joug, acculé, séditieux...

Que de lois inhumaines, de cruautés d’ordre spectaculaire...  

Où des milliards de cœurs debout cherchent encore la lumière.  

La lumière ?

 

We live in an awesome world... live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

 

 

A te battre et mourir en partisan du vague, 

en forcené du peut-être ? 

A n’envisager la colère que dans l’excès, les ravages

Il te faudra bien admettre

Que demain n’existe plus

Qu’en instincts vacillants, et croyances avariées...

Que demain n’existe plus 

Tel l’écueil sur lequel se brisent 

Nos consciences....

 

 

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

 

 

Le pouvoir, les abus, l’intolérance et la haine, la violence, la corruption, l’indifférence...

Inégalités, ségrégation, capitalisme, tyrannie, inconscience...  

We live in an awesome world...

Le pouvoir, les abus, l’intolérance et la haine, la violence, la corruption, l’indifférence...

Inégalités, ségrégation, capitalisme, tyrannie, inconscience...  

We live in an awesome world...

 

 

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

We live in an awesome world...

 

 

Lyrics : Valérie Cooreman